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 Temps de chien. #Libre

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raw




MessageSujet: Temps de chien. #Libre   Jeu 7 Avr - 2:55


 
 
  ... & blur 

 Le temps était maussade, et le coin beaucoup trop peuplé. Blur s'était habituée à l'asphalte rugueux contre ses coussinets, à l'odeur de l'essence qui semblait engluer ses récepteurs olfactifs, même à la violence à peine contenue qu'avaient les humains envers leurs doubles canins. En revanche, la nuée de pieds qui battaient le pavé nuit et jour rentraient difficilement dans sa sphère d'indifférence. Habituée aux champs déserts puis aux cages délaissées par les humains, elle avait l'impression que la marée humaine pouvait lui écraser les métacarpiens sans se donner la peine de se retourner sur son passage. Tout comme trop d'humains lui donnaient l'impression d'une apparente similitude, les habitants de la grande ville semblaient penser que tous les chiens se ressemblaient et ne méritaient pas leur attention.
Pourtant, que de différences entre eux !

En quelques mois, tous les chiens évadés de la fourrière s'étaient regroupés sous différentes bannières : les Raw, ceux qui étaient bien nourris et possédaient un bon territoire où les humains ne venaient pas trop y foutre les pieds, les Hoodlers, qui avaient eu moins de chance et se décrivaient comme plus pacifiques, et enfin les Loners, ceux qui... N'avaient pas de point d'encrage. Plus facile pour passer inaperçu, mais plus difficile de se nourrir quand les deux groupes avaient déjà la main mise sur toute la bouffe qu'ils pouvaient trouver... Bien sûr, il y avait également les animaux de compagnie, mais entre ceux qui adoraient leur maître, piquaient pour le sport et ceux qui bossaient en symbiose avec un humain... Y'avait de quoi écrire un traité de sociologie.

De son menton dégoulinait une kyrielle de cristal, goutant sur le béton poreux où ses griffes ne marquaient pas la présence de leur propriétaire. Son dos étroit n'était plus d'une rigole d'eau, lac miniature qui débutait au creux de ses épaules et terminait au sommet de ses reins, épousant la forme de son os iliaque qui ressortait légèrement. En effet, le manque d'exercice ne lui allait pas, et même si sa silhouette athlétique se forgeait à trotter dans les rues d'Hollywood, elle n'offrait pour l'instant que l'image d'un chien un peu trop maître. Son poitrail et son ventre s'étaient muées en amont de rapides, l'eau cascadant à terre et le long de ses membres, après avoir suivi les méandres de ses poils. La chute ultime était courte, et s'achevait dans un éclat inaudible parmi le fracas de milles comparses subissant le même sort.
 
  Des perles liquides s'échappèrent des cils de Blur lorsqu'elle tourna la tête, plantée au milieu de la route, resplendissant d'une froide indifférence. Heureusement pour elle et ses membres grêles, aucune voiture n'était présente pour la percuter - les chiens issus du bug de la SPA avaient tôt fait d'intégrer le concept de la route, passage qu'il ne fallait franchir que lorsqu'aucune voiture n'était présente à moins de deux cent mètres, et l'australienne, bien qu'au courant qu'une telle position tendait à la mettre en danger, s'en battait les reins plus que personne. Elle finit cependant par s'effacer, partant en un trot fluide vers un café déserté pour s’abriter quelques instants. L'averse ne la dérangeait nullement, en revanche la faim lui tordait les entrailles, et des petits pains attendaient sur les tables qu'une main délicate ne s'en saisisse. En l’occurrence, ce fut une gueule avide qui les broya en une gerbe de miettes dorées. Les sucres destinés au café subirent le même sort, la langue rapeuse de la femelle faisant fi des emballages en papier fugacement dissous par une salive abondante.

   L'éclair roux n'avait pas musardé, en quelques minutes l'affaire était pliée. Il lui avait suffi de tendre le cou, voire de se lever sur ses pattes postérieures pour atteindre les offrandes. Satisfaite quoique non repue, rêvant d'un lapin frais ou une côte bien osseuse à ronger, le berger se glissa enfin sous une table pour observer les allées et venues, non sans se secouer vigoureusement pour ôter de son corps un bon litre d'eau, qu'elle préférait clairement par terre que dans sa toison. Il était clair que la vigilance de la blanche lui avait fait défaut, puisqu'un hochet surpris lui apprit qu'elle venait de saluer un autre animal de la façon la plus originale qui soit. En effet, il, elle ? venait de se faire doucher involontairement par le paquet d'eau souillée qui venait de passer d'un chien à un autre. La situation était cocasse, et fit sourire la coupable. Elle aurait presque eu une once de sympathie pour sa victime involontaire si celle-ci n'avait pas levé un regard courroucé dans sa direction.

   
«Difficile de rester sec sous une pluie battante.»


 Surtout si une australienne venait se servir de vous comme d'une serviette éponge en wi-fi, certes. Mais ce n'était plus vraiment le problème de cette dernière, qui dévoilait ses crocs en un sourire goguenard.

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loner




MessageSujet: Re: Temps de chien. #Libre   Sam 9 Avr - 0:58

On ne peut pas dire qu'aujourd'hui soit une bonne journée. Il tombe des trombes d'eau depuis le matin et ce n'est pas les quelques miettes et restes que j'ai mangés qui vont me remplir le ventre jusqu'à ce soir. De plus, le petit abri que j'avais trouvé, au pied d'un charmant petit immeuble, s'est fait envahir de rats. Et il n'était évidemment pas question que je partage mon abri avec eux !

Je me retrouve donc à errer dans les rues, sous la pluie, en espérant trouver un endroit sûr pour m'abriter. Au début, j'étais restée près de l'aire de jeux où mes maîtres m'ont laissée, mais trop d'enfants essayaient de venir me voir, me caresser, me prendre dans leurs bras. Je me suis donc éloignée du parc, cherchant un quartier plus calme. Il m'a fallu quelques jours pour trouver l'endroit idéal : au sec, à l'abri du froid et des autres animaux. Et voilà qu'une troupe de rats a décidé d'y élire domicile pendant que j'étais sortie !

Je passe d'immeubles en immeubles, sprintant pour éviter de me faire trop tremper, cherchant une ouverture, une caisse... quelque chose qui pourrait me protéger pendant les jours à venir. Mais l'averse ne m'aide pas à dans mes recherches, au contraire ! Elle alourdit ma fourrure et me brouille la vue.

Finalement, par dépit, je décide de faire une pause. Qui sait, peut-être que le temps s'améliorera bientôt ? Je me dirige donc vers l'abri le plus proche de moi, à savoir la table d'une terasse de café. D'un bond, je grimpe sur l'assise d'une des chaises et me réfugie sous le plateau de la table. Ah, quelle joie de ne plus sentir les gouttes tomber sur mon dos ! Je prends quelques instants pour sécher ma fourrure, puis je me roule en boule, la tête dans ma queue, et commence à somnoler.

J'ignore combien de temps je suis restée ainsi, mais je suis réveillée en sursaut par une gerbe d'eau qui m'éclabousse. Je pousse un couinement de surprise, me redresse sur mes pattes, regarde autour de moi. Comment... ? Puis je vois le coupable : un chien se dresse juste à côté de moi, un sourire niais sur le visage. Non mais, quel toupet !

« Hé, tu pourrais faire attention ! »

Le canidé se défend en prétendant qu'il est difficile de rester sec par un temps pareil. Non, sans blague ?

« C'est bien pour ça que j'étais venue ici. Pour être au sec. »

Je soupire puis commence à chasser l'eau qui imbibe ma belle fourrure. Mais, contrairement au chien, je ne me secoue pas pour le faire. Je me contente de presser mes pattes sur mes poils et les lisse comme je peux, enlevant délicatement l'eau.

« Enfin, maintenant, l'un de nous n'est plus trempé, j'imagine. »

La situation me fait enrager, mais j'essaie de rester concentrée sur mon séchage. Le chien peut bien rester ou partir, ça m'est égal.

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MessageSujet: Re: Temps de chien. #Libre   Lun 11 Avr - 17:55


 
 
  Chipie & blur 

 La victime - plus ou moins innocente - de cette hasardeuse coïncidence ne se trouvait pas être un chien, mais un... Attendez, c'était quoi cette bestiole ? Ignorant le couinement irrité de la boule de poil, Blur tendit le nez, les paupières plissées, l'air circonspect. Ca ressemblait à un rat, avec une queue de chat et des oreilles beaucoup trop grandes. En gros, un énorme rongeur, qui serait certainement bien plus nourrissant que ses comparses plus maigrelets.
   
«Hé, tu pourrais faire attention !»


La chienne en aurait haussé un sourcil si la nature lui en avait fait le don. Faire attention ? Pourquoi donc ? C'était un animal, elle était trempée et se secouait lorsqu'elle se retrouvait au sec. Que croyait la boule de poils ? Qu'elle devait prendre l'habitude de prévenir tout le monde avant de faire une action, voire même galamment prendre de la distance pour ne pas gêner la populace avec ses bruits de mastication lorqu'il faudrait se sustenter ? Elle se croyait où, dans le salon d'une bourgeoise ?

 
«C'est bien pour ça que j'étais venue ici. Pour être au sec. Enfin, maintenant, l'un de nous n'est plus trempé, j'imagine.»

 
«Le bug-pound à réuni toutes les espèces animales lors de leur fuite, mais c'est fini à présent. En cas de famine, les chiens ne deviendront pas végétariens. (Son regard était dur, froid, mais son attitude n'était pas agressive. Reprenant sa position initiale, à fixer devant elle, Blur conclut) L'eau devrait être le cadet de tes soucis.
»

Surtout en ma présence, songea la rousse. Si la plupart des prédateurs arrivaient à créer des liens avec leurs proies naturelles, ce n'était pas dans les gènes d'un chien qui avait traqué les mulots pendant son enfance, et dératisé instinctivement granges et champs de blé. Lorsqu'elle avait pu fuir de la fourrière, elle avait déguerpi hors des villes dans un premier temps, et avait survécu en reprenant ses réflexes de chasseur. C'était pour l'heure, la seule qui manifestait une claire préférence envers les chiens, un dédain à peine dissimulé pour les chats, et une tolérance très limitée envers les bestioles qu'elle pouvait gober. Et elle était à la tête des Raw !

Les mœurs actuels préconisaient la tolérance, aussi l'australienne suivait-elle le mouvement. Cependant, elle nourrissait bien l'envie de remettre les choses à leur place : si les Raw devaient devenir le seul clan canin de la région, ils le seraient. C'était contre nature de rompre le pain avec des bestioles qu'ils bouffaient sous une forme décomposée avec soin par les hommes. Oui, on faisait ami-ami avec les rongeurs, et puis quoi ensuite ? On mangerait des croquettes au poulet à côté d'une armada de poussins pas plus inquiets que ça ? C'était cinglé.

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MessageSujet: Re: Temps de chien. #Libre   Mar 12 Avr - 5:30

Pendant que je sèche ma magnifique fourrure, je sens le regard du chien dans mon dos. Du coin de l’œil, j'arrive à confirmer mes soupçons : le canidé me fixe, le museau tendu et les yeux quasiment fermés. Hé bien quoi, il n'a jamais vu de chinchilla ? J'allais lui faire la remarque, mais je me contente de pousser un petit soupir d'agacement. J'ai autre chose à faire que de refaire son éducation, moi !

Et puis, puisqu'il ne se gêne pas pour me détailler, je vais en faire autant, tiens ! Je jette donc un regard sur mon voisin. Un chien adulte, sans collier, qui a l'air plutôt musclé... Ce doit être un chien errant, qui a l'habitude de vivre à l'extérieur. Rien d'étonnant à ce qu'il n'ait aucune manière !

Mon hypothèse se confirme quand il parle du bug-pound. Il devait être enfermé, ou quelque chose comme ça... Attends, pourquoi il parle de chiens végétariens ? Comment ça, l'eau n'est pas mon plus gros soucis ? … Est-ce qu'il est en train de me menacer ?! Je me tourne vers le chien, interloquée. Je n'aurais jamais cru être considérée comme une... proie ! Je ne suis pas un faible petit rongeur. Je ne suis pas un prédateur non plus, évidemment, mais pourquoi devrais-je craindre les autres animaux ? À part les chats, cela va sans dire. Je relève la tête, le museau haut.

« Je ne suis pas un vulgaire rat ou une pauvre petite souris. Je ne compte pas finir dans l'estomac d'un chat... ou d'un chien. »

Je continue à sécher ma fourrure tout en gardant un œil sur le chien. Il n'a pas encore montré les dents ou quoique ce soit, mais s'il fait le moindre geste brusque dans ma direction, je serais prête à m'enfuir. J'ai gagné ma liberté au prix de nombreux efforts, ce n'est pas pour me faire croquer par le premier canidé venu.



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MessageSujet: Re: Temps de chien. #Libre   Mer 13 Avr - 19:30


 
 
  Chipie & blur 
 Le soupir agacé qui agita la fourrure de la petite bestiole fit presque sourire Blur. Oh bah tiens, elle était agaçante ? C'est vrai, on voyait souvent des lapins soupirer parce que les loups ne détruisaient pas assez vite leur terrier, faisant durer leur agonie - quel manque de respect inimaginable ! Heureusement, la rouquine n'était pas une tueuse née, très loin de là. Elle comblait juste les besoins naturels que la nature avait eu la bonté d'intégrer dans son code génétique ; chasser en faisait évidemment partie. Un coup de patte aurait pu envoyer la petite créature dans le caniveau avant même qu'elle ne puisse cligner des yeux ; ou tout simplement, un mouvement inopportun et le chinchilla se retrouverait les os broyés entre le pavé et le popotin de la Wild. Il était donc peu-être - peut-être ! - malvenu de manifester un certain dédain devant un prédateur naturel qui vous dépassait en tous points physiquement.
   
« Je ne suis pas un vulgaire rat ou une pauvre petite souris. Je ne compte pas finir dans l'estomac d'un chat... ou d'un chien. »

L'australienne hocha sereinement la tête, et résista deux secondes. Deux graves secondes où elle réussit à garder un masque inexpressif, avant de pouffer, glissant un regard en coin vers cette bestiole à la langue bien pendue et à l'espérance de vie certainement très courte.

«Ah oui ? TU ne comptes pas ?»


Mais bien sûr Blur, t'es pas au courant ? Maintenant les souris décident de ne pas finir entre les griffes des matous affamés. Parce que "pas ce soir, j'ai la migraine" peut-être ? La vie des proies était donc délicieusement romancée, c'était presque touchant.

Peu à peu, un feu bien reconnaissable léchait les entrailles de la Raw, un brasier trépidant qui prenait en ampleur, qui grondait au fond de son être, formant une boule d'injonctions qui tendait progressivement ses muscles, de façon tout à fait imperceptible sous son poil fourni. C'était une envie croissante, mordante, qui n'attendrait pas son aval pour exploser. C'était primaire, irrésistible. L'envie de jouer. Les griffes sorties dans l'expectative d'une action qui ne saurait tarder, elle se muait peu à peu dans la peau d'un chasseur prêt à sauter sur sa proie. Ses battements de coeur semblaient ralentir. L'environnement se brouillait pour concentrer sa netteté en un pois précis. Trois. Deux. Un.

Ses postérieurs la propulsèrent vers la chaise occupée par le chinchilla, qu'elle repoussa en arrière d'un coup d'épaule brutal, la propulsant hors de sous la table, là où le rebord l'empêchait précédemment de happer la bestiole. Les pieds en plastique crissèrent sur le sol, le dossier se renversait peu à peu en arrière, n'offrant aucun autre choix à Chipie que celui de tomber en arrière, contre ce dernier. Deux antérieurs jaillirent alors et s’abattirent sur le siège molletonné, rétablissant l'équilibre, et permettant à la chienne de se hisser sur ses postérieurs, les coudes ancrés dans le coussin, la tête tendue, à quelques centimètres de sa victime désignée. Un sourire carnassier dévoilant ses dents, elle hésita à terminer sa démonstration par un "bouh", du plus bel effet quoique vraiment trop cliché.

«Le problème, ma biche, c'est qu'on ne te laissera pas le choix.»


Elle ancra son regard dans le sien, restant en position une ou deux secondes de plus, avant de bondir souplement en arrière, se fondant à nouveau sous l'ombre du meuble d'extérieur, à l'abri de l'averse qui se tarissait. Il y avait au final, vraiment très peu de chances qu'elle ne croque la bestiole, même en période de diète - sa naïveté presque agressive avait le don de l'amuser. Cependant, son show venait probablement d'apprendre une leçon de valeur à la petite : face à un prédateur, le meilleur choix reste encore de se planquer et de se barrer. Vite.

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MessageSujet: Re: Temps de chien. #Libre   Dim 17 Avr - 21:58

Le chien écoute ma remarque sans rien dire et hoche la tête. Mais, rapidement, il se met à rire et me jette un regard que je n'aime pas. Il ne me croit pas, hein ? Il pense qu'il m'impressionne, ce gros plein de soupe des rues ? Hé bien, il se trompe ! Je sais que je pourrais m'enfuir facilement si jamais il faisait le moindre geste vers moi. Un animal de cette taille ne peut certainement pas rattraper une créature aussi vive que moi !

C'est plus ou moi ce que j'allais lui répondre quand BAM, un gros choc retentit dans la chaise. Elle est éjectée à côté de la table et commence à tomber en arrière. J'ai perdu l'équilibre, j'essaie de me rattraper au bord mais je me sens glisser le long de l'assise, jusqu'à me retrouver contre le dossier. Je me prépare à sentir le choc de la chaise contre le sol.

C'est alors que BOUM, j'entends un autre gros bruit et la chaise est brutalement remise sur ses quatre pieds. Je bascule en avant mais parviens finalement à me remettre sur mes pattes. Je relève la tête pour voir ce qui se passe.

Et tout ce que je vois, c'est un museau, tout près de moi. Et des dents, longues, blanches, acérées. Je recule par réflexe, mais je me retrouve rapidement adossée au dossier de la chaise. Le chien a posé ses pattes avant de part et d'autre de moi. Je suis bloquée. Je ne peux plus bouger.

Les paroles du chien me font sortir de ma torpeur. Son souffle fait bouger ma fourrure et déclenche un frisson tout le long de mon corps. Je mets quelques instants à comprendre les paroles du canidé. Puis il finit par me laisser tranquille, retournant sous la table.

Peu à peu, je redeviens réceptive au monde autour de moi. Je sens la pluie mouiller mes poils, bien qu'elle ait nettement diminué en intensité. Je vois le chien installé tranquillement sous la table, fier de sa petite démonstration de force. J'aimerais lui montrer qu'il ne m'a pas impressionnée, que son comportement est ridicule, mais quelque chose m'en empêche. Ma gorge me semble sèche, je ne parviens pas à émettre le moindre son. Mais surtout, je sens quelque chose dans mon corps, quelque chose qui s'est réveillé quand j'étais à quelques centimètres du museau du canidé. Quelque chose qui me dit : « Pars. Loin. Maintenant. »

Sans réfléchir plus longtemps, je descends de la chaise d'un bond puis je m'élance sur la terrasse, loin du chien. Je ne lance aucun regard en arrière et me contente de filer dans la rue, en passant si possible par des passages étroits où un grand animal ne pourrait pas me suivre. Peu importe si ma fourrure devient mouillée ou sale. Peu importent ma fatigue et ma lassitude. Peu importe si le chien se moque de moi. Tout ce qui m'intéresse à présent, c'est me trouver un endroit où je serai seule, au sec et à l'abri de ce chien. Je ne l'avouerai jamais, mais s'il cherchait à me faire peur, il a réussi.



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MessageSujet: Re: Temps de chien. #Libre   Lun 18 Avr - 22:06

(Je pense qu'on peut clore du coup, sauf si quelqu'un veut s'incruster et que chipie fonce dedans :'D Avis aux amateurs !
En tout cas ce fut court mais cool, n'hésite pas si tu veux un autre sujet un jour, on s'arrangera pour que Blur ne soit pas aussi facilement en situation de force hehehe)

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Temps de chien. #Libre
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