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 [Libre] Les jours mouillés

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▲ Crédits Avatar : Alex Benedetto - GANSTA.
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citizen




MessageSujet: [Libre] Les jours mouillés   Ven 18 Déc - 11:18

Il y a des jours comme ça, où l'on a l'impression que rien ne va. Il y a des nuages gris sur toute l'étendue du ciel. Le soleil n'en perce pas un seul. Une pluie très fine, brumeuse et humide tombe. Vous savez, cette pluie qui volette dans le ciel au gré du vent. Non, pas celle qui s'écoule des nuages avec la grâce d'un mammouth en fuite; l'autre! Celle qui comme une plume s'approche et se pose sur vous, humidifiant tous vos vêtements, les rendant collant à votre peau. Ce n'est pas la pluie qui vous mouille comme il le faut de la tête aux pieds, ah ça non ! C'est la pluie qui vous regarde et vous dit « Je vais humidifier tes cheveux jusqu'à ce que tu possède la meilleure coupe afro de Californie chérie. »
Par chance, Mirella avait des cheveux très lisses de nature, donc la coupe afro ce n'était pas pour elle. En revanche, elle avait horreur de cette sensation humide, "oui mais pas trop". Ca l'énervait. Quand on fait les choses, il faut savoir les faire correctement. Et c'est valable pour tout le monde. Même pour la pluie !
Elle était donc là, les mains dans les poches de son imper noir, à marcher dans les rues de Downtown pour régler quelques affaires. Elle ruminait silencieusement, laissant comme seul bruit le claquement de ses talons sur les pavés mouillés.

Sa messagerie sonna, mais la demoiselle ne prit ni la peine de regarder, ni celle de répondre. Elle savait pertinemment qu'il s'agissait de l'un de ses associés. Lequel, elle s'en moquait. Elle était la directrice de son entreprise, alors cette tiers personne devrait prendre son mal en patience. Mirella avait du travail aujourd'hui. Enfin, du travail, c'est vite dit. Disons plutôt qu'elle avait une multitude de rendez-vous afin de repérer, sélectionner et commander les tissus de ses futures créations. C'était l'air de rien, quelque chose de très important. Et elle adorait faire ça.

Une odeur alléchante se faufila sous le nez de la jeune femme. C'était quelque chose de chaud. Quelque chose de salé. Un petit casse croûte dont l'odeur donnait envie de croquer dedans. Grrrblbl. Son estomac réclama. « Hot-Dog ! Chaud ! Qui veut un Hot-Dog ? Aller m'sieurs dames, ils sont bons mes Hot-Dog, venez, venez ! » Bon, hé bien... C'est parti pour un Hot-Dog ! Mirella traversa la rue en trottinant pour atteindre la chariote. L'homme, bien ventru, servait ses clients chaleureusement, une clope au bec. « Bonjour, je vous en prendrai un, s'il vous plait. ». « Voilà ma p'tite dame ! Bien bon appétit à vous ! ». Tsss, Mirella lui aurait bien montré si elle était une petite dame; mais elle préféra tourner les talons avec son sandwich en main et en croquer un bout.
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▲ Crédits Avatar : Kotetsu T. Kaburagi Tiger & Bunny
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gecazu




MessageSujet: Re: [Libre] Les jours mouillés   Jeu 24 Déc - 11:18

Il arrive parfois où notre vétérinaire passionné doive quitte Los Angeles pour des congrès. Et durant ces trois jours, aujourd’hui comprit, il en avait justement un. Pour son petit voyage, il avait laissé Arkadiy chez le propriétaire de la bijouterie durant ces trois jours. Il savait qu’il pourrait la retrouver en pleine forme et en plus elle serait sur place pour faire son travail, aussi bien de jour comme de nuit pour le coup.
Contrairement à certaines personnes qui portaient des parapluies et qui grondaient à cause de cette fine pluie, Dante devait être l’un des seuls à apprécier ce temps. Parce que oui, il avait connu pire comme temps mais la pluie était un bon signe pour la terre et les êtres vivants, la faune et la flore qui l’habitent. Cette petite pluie était donc quelque chose d’agréable et revigorant pour lui. Même si le temps pourrait être carrément déprimant au vue de la situation et du fait que pas un seul rayon de soleil ne perçait les nuages. De plus, ça ne le dérangeait pas tant, mais c’était plus gênant pour ses cartons qu’il transportait pour sa journée.

Il devait donc se dépêcher d’arriver au local où se passait le congrès, car il avait toutes ses affaires dans ses cartons qu’il portait à bout de bras, son parapluie tenue difficilement pour éviter que l’eau ne mouille toutes ses notes et n’entre de trop dans ses affaires. En gros, il portait deux gros cartons et son parapluie, en plus de sa casquette qu’il avait souvent lorsqu’il sortait et de son imperméable avec la capuche relevée d’où il n’y voyait pas grand chose, on se demandait encore comment il arrivait à marcher droit et surtout s’y retrouver.

Ce n’est qu’en tournant à l’angle d’une rue où l’odeur alléchante de Hot Dog se fit sentir aux narines de notre homme qu’il rencontra par mégarde l’épaule d’une passante. Une femme aux longs cheveux bruns et à la peau mate. Il s’excusa une première fois en l’ayant bousculée. Puis, il perdit l’équilibre alors qu’il s’entremêla les pieds sur le bout de ses chaussures, trébucha, piétina pour tenter tant bien que mal de se récupérer pour éviter de tomber et tourna sur lui même pour en même temps s’excuser une nouvelle fois envers la demoiselle avant de tomber cul-à-terre au sol en faisant tomber ses cartons –heureusement pour lui- fermés.

« Haaan ! C’est pas vrai ! »

Dante se releva rapidement et se frotta les fesses, s’inquiétant plus pour la jeune femme qu’au final pour ses cartons. Il leva la tête vers elle et la regarda droit dans les yeux. Un peu gêné par la situation.

« Je suis vraiment désolé. Vous n’avez rien ? Je ne vous ai pas fait mal ? »

Il espérait que non. Mais en tout bon poissard qu’il était, son parapluie qui avait volé sur la route fut tout bonnement écrasé par une voiture qui passait près d’eux, en plus de passer dans une flaque qui le mouilla et mouilla un de ses cartons avec les éclaboussures.

« Ha ! Mais... Mais c’est pas possible ! Chauffard ! » Cria-t-il au conducteur qui n’entendit vraisemblablement pas Dante pester contre lui. Il se baissa sur ses cartons et les ramassa pour en constater les dégâts. Il verra bien une fois au sec comment étaient ses affaires.

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