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 [Libre] L'affaire tordue

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MessageSujet: [Libre] L'affaire tordue   Jeu 7 Jan - 22:36


La journée était lourde de chaleur. Cette affaire de business de famille devenait pesante lorsque de tels moments devaient se produire. Pourtant, c'était quelque chose qui était presque devenu normal. On n'en parlait pas. On s'en occupait, tout simplement. Trois voitures étaient garées là pour ça. Des membres de la famille Di Vallini ainsi que quelques alliés du clan attendaient silencieusement.
Mirella avait dû interrompre son travail pour venir jusqu'ici. Dans son tailleur noir, elle était adossée à une Jeep, les bras croisés. Autant le dire dès le départ : ça l'embêtait bien de devoir être présente.

Le problème était le suivant : une taupe avait été identifier au sein du trafic. Dénonçant certaines personnes du clan, ce traître avait fait capoter plusieurs affaires de différentes importances. Selon le chef de famille, ceci ne pouvait pas rester impuni. Evidemment, la balance avait reçu la confirmation d'une surveillance rapprochée pour sa sécurité. Malheureusement, ce genre de chose peut mettre longtemps à être mise en place; aussi, les Di Vallini l'avait attrapé bien avant.

T-K était le surnom du coupable. Menotté, les mains dans le dos, il était à genoux au milieu de tous. Il avait une sale tête, on ne pouvait pas le nier. Deux gorilles l'avait choppé dans la nuit pour le ramener ici et vu l'état de T-K, ils ne devaient pas connaître grand chose de la diplomatie, ni de la délicatesse. La brunette en serait presque désolée pour le gredin. Mais ce n'était pas le cas. Pourquoi ? Parce que parmi les affaires qu'il avait planté se trouvait l'une des siennes.
Mirella tentait tant bien que mal d'obtenir un certain pouvoir dans son domaine et pour cela, reine de chantage, elle avait quelques poux qui espionnaient ceux à qui elle s'intéressait. T-K avait dénoncé ses espions et la police avait récupéré les documents et informations que ceux-ci avaient réussis à soutirer. Du coup, elle n'avait plus rien. Mais pour T-K, c'était la fin.


Enfin, la dernière voiture arriva. Elle s'arrêta un peu plus loin des autres. Le moteur s'éteignit, puis le chauffeur sorti du véhicule pour aller ouvrir la portière arrière. C'était le grand-père Di Vallini. Le vrai patron.
Suivi par son petit larbin, le vieux s'approcha de la populace, s'appuyant sur sa canne à chacun de ses pas. Un fauteuil avait été installé juste en face de l'accusé, où le vieil homme vint s'installer.

« Alors T-K, c'est donc bien vrai tout ce que nous avons appris ? Oh, allons, pauvre petit, tu me vois bien déçu de toi. »

La voix du grand-père était profonde, grave, et elle dégageait une sorte de vibration captivante. Tout le monde buvait ses paroles... Sauf Mirella. Sachant très bien ce qui allait arriver, connaissant par cœur ce genre de discours à rallonge, énoncé simplement pour terrifier le futur défunt, montrer que dans la famille on ne rigole pas, et que les possible rebelles voient ce qui pourraient leur arriver...bla bla bla. Ce n'était pas la première fois et certainement pas la dernière ! Par conséquent, Mirella n'était absolument pas attentive.
A la place, elle écoutait les grillons chanter, et laissait ses yeux se balader dans le paysage de la forêt, tout en gardant son air sérieux et ses bras croisés, montrant qu'elle était fermée à toutes discussions.

Elle n'avait jamais fait attention, mais la forêt est assez chouette les jours d'été.
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MessageSujet: Re: [Libre] L'affaire tordue   Dim 10 Jan - 16:06

fall down, fell down, fallen down, falling down.

INVAR & MIRELLA

L'hybride aurai été incapable d'affirmer la date de son dernier véritable repas. En tous cas, c'était il y avait un bon bout de temps. Trop de temps pour qu'il puisse compter vraisemblablement. De toute façon, la notion du temps était abstraite et lointaine pour le chien-loup. C'était quelque chose qu'il subissait sans prendre attention, qu'il laissait couler en se faisant entraîner. Prévoir ou se souvenir étaient deux actions qu'il effectuait bien rarement. Parce que s'il avait cherché à prévoir, ce ne serai que déceptions. Que constats qu'il n'avait aucune chance de se tirer des mauvaises situations. Et abandon. C'était se bander les yeux pour ne pas voir le danger, les fermer pour ne pas voir les monstres, c'était inutile sinon suicidaire mais c'était son seul moyen de survie. Point barre.

La forêt n'était pas des plus hospitalières. Belle mais habitée. Les humains y passaient, s'y baladaient, s'y baignaient, y chassaient. Et ce n'était pas pour rien que les chiens restaient à proximité des poubelles et de leur profusion de nourriture, que les loups eux s'allient pour faire tomber les chevreuils et les daims. Seul dans la forêt, piètre chasseur malgré son expérience plus ou moins grande, la vie n'avait rien de facile. Il trouvait généralement refuge au fond des bois, où les humains allaient rarement. Les humains, c'était la peste. Les ennemis de toujours, des êtres fourbes, vils, violents. Qui écrasent plus faible comme dominent les plus forts.

Seulement ce jour-là, ce jour où il était dans ces bois si peu fréquentés, des gens étaient venus. Pas juste quelques promeneurs innocents - à qui chiper des sandwichs - non des humains qui puaient, l'oeil mauvais, et qui se trimballaient un autre humain en sale état et incapable de faire quoi que ce soit face aux autres. Il songea à ses passages dans le camion de la fourrière, à l'animalerie et à ce grand bâtiment nommé en grandes lettres de fer « POUND ». D'où le bug l'avait libéré. Peut-être qu'il y avait une fourrière pour humains et qu'ils s'efforçaient de l'y emmener. Mais pourquoi alors venir au plus profond des bois pour ça, hein? Si elle s'y trouvait, il l'aurai aperçue depuis longtemps. D'autant qu'ils semblaient s'être installés là pour un bout de temps.

Depuis les fourrés, Invar fixait avec avidité le discours du plus vieux au prisonnier, les sens en éveil et le corps plus rigide qu'une pierre. Il sentait une odeur bestiale. Une odeur de proie. Et il voyait de la fourrure. Ce qui ne manqua de le perturber puisqu'elle se trouvait sur un humain. Peut-être transportait-il une proie? La faim le fit saliver, et il rampa plus ou moins lentement vers la concernée, pour en savoir plus. Faim. Il avait faim.

Un grondement s'échappa de sa gorge. Un grondement sourd, presque imperceptible, clairement destinée à la femelle désintéressée de la conversation.

Une masse grise marbrée, dans un pitoyable état de chien errant au désespoir, s'avançai vers le groupe.


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MessageSujet: Re: [Libre] L'affaire tordue   Lun 18 Jan - 19:38

Le passage à tabacs avait commencé. Parfois ils s’interrompaient lorsque le vieux parlait. La question était de savoir combien de temps T-K survivrait à ça. Il était déjà bien amoché avant que ça ne commence, mais là, ça allait certainement dépassé l'entendement.

Mirella, elle en avait un peu marre de tout ça. En restait en retrait, silencieuse, elle regardait ces mâles se défouler et crier comme des ivrognes ignares, avides de vins et de sang. Elle dégageait une aura sombre. On sentait sa haine vis-à-vis de ce spectacle disgracieux. D'ailleurs, les deux bonhommes qui se trouvaient à côté d'elle n'osaient pas vraiment bouger de peur de se prendre un coup de griffe peut-être ?
Le soucis, pour la brune, c'est qu'elle ne pouvait pas s'extraire doucement à cette scène déménage. Elle savait que papy la regardait du coin de l’œil de temps en temps.

Mais tout vient à point à qui sait attendre ! Elle l'idée vint. Récupérant son sac-à-main en peau de lapin, la demoiselle fit mine d'y fouiller vainement avant d'en extirper son téléphone portable. L'air de rien, et naturellement, elle fit semblant de passer un coup de fil. Ainsi, elle en profita pour s'éloigner un peu du capharnaüm, tout en faisant attention au fait que le père Di Vallini ne grille pas ce mensonge gros comme le nouveau coquard de T-K.
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MessageSujet: Re: [Libre] L'affaire tordue   Sam 6 Fév - 16:59

fall down, fell down, fallen down, falling down.

INVAR & MIRELLA

L'humaine ne le voit toujours pas. De l'autre côté de la clairière, vers les voitures, les autres singes se sont mis à frapper l'entravé en gesticulant et hurlant, sur-excités. S'il s'y était un peu plus intéressé, il aurai fait la comparaison avec une meute frappant son oméga, qui se défoulait dessus pour s'unifier, qui frappait le lien qui leur permettait à tous de ne pas s'entretuer. Mais non, maintenant il y avait une unique chose dans le regard du bâtard: le sac qui puait et ressemblait tout relativement le lapin.

Et, très vite, le téléphone qu'elle en sortit.

Aussi anodine que fut la feinte, aussi peu extraordinaire qu'était l'action de simplement sortir un téléphone portable, dans cette situation précaire de chasseur chassé que vacillait Invar, c'était un électrochoc. Parce que le téléphone, il avait déjà vu. Il l'avait vu le jour où on l'avait arraché à sa mère mal-aimante, il l'avait vu dans la patte d'un bipède agacé de ces cabots qui pullulent dans les rues comme des lapins. Le téléphone, c'était le premier signe de la fourrière: le fourgon de cages et de chiens hurlants, parce qu'ils savaient tous où ils iraient.

Au mieux, ils auront devant eux sinon des mois d'attente une captivité dans une cage dorée, à ne sortir que sur commande et, réflexion faite, à tout faire sur commande. S'asseoir, manger, bouger, sortir et se coucher dans son panier. Au pire, ils auront devant eux des barreaux plus fins que des branchettes et plus solides que des rochers, et quelques jours pour réfléchir à la misérabilité de leur vie avant d'être tués, à la chaîne avec cette indifférence monotone des fossoyeurs des cimetières publics.

Il recula d'un pas, puis de deux. Avant, tiraillé par deux besoins bestiaux et primitifs, la fuite et l'attaque, d'avancer à nouveau. La première réaction de l'animal acculé est d'attaquer. La première réaction de l'animal qui ne l'est pas encore, c'est de tenter de s'en sortir. Et la première réaction d'Invar face à ce qui ressemblait furieusement à un lapin mort était de bondir dessus et de le déchiquetter jusqu'à que, quelque qu'il soit, ce simili-lapin soit mort.

Non. Réfléchissons. Calmons-nous. Que fait d'abord un animal pris au collet? Il se débat. Que cela-t-il a pour conséquence? Le collet se resserre. L'animal se débat encore. C'est un cercle vicieux qui a pour commencement l'impulsivité et pour fin deux doses d'euthanasiant qui rongent un coeur qui battait à cent à l'heure. Se calmer. Réfléchir.

Sauf que c'était deux choses, qui comme la mesure du temps n'étaient pas des absolus pour l'hybride.

La réaction Invar l'emporta. Ou était-ce la réaction de l'acculé? Aucune idée. Il bondit en avant, avalant les quelques mètres qui le séparaient encore de ce lapin, ce maudit et béni lapin, avec le féroce but d'y planter les crocs. Et de tirer. Et peut-être de manger l'humaine avec si c'était pas suffisant. Ils lui avaient fait assez de mal pour que l'idée de la vengeance soit facilement envisageable.

[j'aime pas décider à la place de mes partenaires alors décide toi-même si tu veux un chien-loup accroché à ton sac ou si t'as des réflexes suffisants /MUR/]


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MessageSujet: Re: [Libre] L'affaire tordue   Lun 29 Fév - 14:33

Un pas. Encore un. Encore un autre. Un petit effort. Un pas de plus. Et un autre. Un derniiiiiiier... Voilà ! Hors de portée de la vue du gang. Le téléphone portable pouvait donc être rangé ; après deux messages envoyés pour surveiller les affaires, tout de même.

Néanmoins, il ne fallu pas une minute de plus pour qu'un buisson à proximité frétille violemment et laisse échapper un énorme chien gris, qui fonçait tous crocs dehors vers la demoiselle. Non, Mirella n'a pas eu le temps de réaliser que l'animal ressemblait à un loup. Et sincèrement, alors qu'il était en train de sauter vers elle, elle s'en contrebalançait le fessier !
Dans un choc étrange, à la fois violent et tendre, la bête saisit le sac à main de l'italienne. La brunette poussa un cri aiguë. Le même que poussent (en général) les demoiselles en détresse des films d'horreur. Il était suffisamment fort pour parvenir aux oreilles des grognards qui se bastonnaient un peu plus loin, et sans s'en rendre compte (trop obnubilée par ce qui agrippait indirectement à elle), elle espérait bien qu'ils viendraient la chercher.

C'est fou comme, lorsque de telles situations surviennent, le défilement du temps peut-être différent. Les secondes s'écoulent à la même allure, et pourtant, le temps paraît s'éterniser. La jeune femme avait l'impression de s'être plongée dans les yeux du chasseur pendant de longues minutes. Un regard échangé où chacun comprenait ce qui allait se passer. Comme si l'évidence était transmise par ce biais. L'animal avait faim et ne se priverait peut-être pas d'agressivité pour obtenir ce qu'il voulait. Il risquait d'être dessus. Quant à l'humaine, bien que ses comptes en banque n'étaient pas à sec, elle tenait à son sac à main. Il contenait divers babioles mais également d'autres choses, plus importantes. Téléphone, caret d'adresse, notes personnelles, notes d'entreprise, notes de famille... Des choses qui ne devaient pas finir dans les mains de n'importe qui, en somme.

A partir de là, la lutte commença. Le début d'un jeu de force pouvant être un peu dangereux. Le chien se mit à tirer sur sa proie. Mirella se mit à tirer sur la anse de son sac. « Lâche ça, sale cabot ! »
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